À propos
Démarche
Quand la lumière prend forme
Depuis plus de dix ans, Benoit Marini mène une recherche sur la perception et sur la manière dont la lumière peut prendre forme dans l’espace. Son travail naît d’une attention particulière aux phénomènes qui troublent notre perception et à notre manière de les observer et de chercher à les comprendre.
Ses créations jouent avec notre regard pour faire apparaître des volumes lumineux et leur donner une présence physique devant nous. Ces formes s’animent et se transforment sous nos yeux, donnant parfois le sentiment qu’elles prennent vie.
Le spectateur n’est alors plus simplement face à une image : il partage le même espace, peut se déplacer autour d’elles, les observer et aller à leur rencontre.
Biographie
Benoit Marini est un artiste français dont le travail explore la perception, la lumière et notre relation à l’espace. Sa pratique s’est construite à la croisée de la création artistique et des technologies de l’image, en dehors d’un parcours académique traditionnel.
Depuis plus de dix ans, il mène une recherche sur la manière dont la lumière peut prendre forme dans l’espace. Cette recherche l’a conduit à développer son propre moyen d’expression, qui utilise la lumière pour faire apparaître des volumes animés directement dans l’espace.
Son travail se nourrit de son intérêt pour les phénomènes perceptifs, les illusions d’optique, les mathématiques ou encore l’observation de la nature. Il y retrouve une même relation entre l’émerveillement que peut provoquer un phénomène et le désir d’en comprendre les mécanismes.
Ce moyen d’expression lui permet d’explorer aussi bien des formes issues de son imaginaire que des phénomènes réels qui échappent habituellement à notre regard, et d’en proposer une expérience dans l’espace que nous partageons.
En 2026, la Cité de l’architecture et du patrimoine présente Turbulence et accueille sa nouvelle recherche, Empreintes invisibles, consacrée aux phénomènes produits par l’architecture et à la possibilité de les percevoir autrement.


Portrait
Des tours de magie aux pyramides
Depuis l’enfance, Benoit est attiré par les phénomènes qui provoquent à la fois étonnement et curiosité. La magie, les illusions d’optique, les mathématiques ou l’observation de la nature nourrissent chez lui le même réflexe : regarder, s’émerveiller, puis chercher à comprendre comment les choses fonctionnent.
Plus tard viennent les rêves lucides, et avec eux une autre manière d’interroger ce que nous percevons. Là encore, ce qui le fascine se situe à la rencontre de deux mouvements : se laisser surprendre par une expérience et chercher à en comprendre les mécanismes.
Comprendre n’a jamais gâché l’étonnement. Plutôt l’inverse. Lorsqu’il comprend comment un phénomène fonctionne, il a envie d’aller plus loin et d’imaginer ce qu’il serait possible de créer à partir de ses mécanismes.
Il fait des études d’ingénieur aux Arts et Métiers. Il raconte volontiers qu’il a choisi cette école parce qu’il y avait « arts » dans son nom. Ce n’est qu’à moitié une blague.
Depuis plusieurs années, il participe à la mission ScanPyramids, au Caire et à Dahchour, comme conseiller scientifique et expert des technologies 3D. L’objectif est d’étudier l’intérieur des pyramides sans les altérer, en combinant différentes techniques d’observation capables de révéler ce que l’œil ne peut pas voir, comme la muographie ou la thermographie infrarouge. Ces recherches conduisent à plusieurs découvertes et publications scientifiques. Benoit participe à la préparation des missions, aux opérations sur le terrain ainsi qu’à l’acquisition et au traitement des données permettant de produire les relevés et modèles 3D de certains espaces étudiés.
Il y a un peu plus de dix ans, il commence parallèlement à chercher si la lumière peut tenir dans l’espace. Faire sortir l’image de l’écran, lui donner un volume, la faire apparaître devant nous. Une question d’abord presque technique, est-ce possible ?, qui devient progressivement un moyen d’expression. Ses premières Sculptures de lumière sont présentées en 2024.
Ces volumes ne restent pas immobiles. Ils s’animent et se transforment, donnant parfois le sentiment de prendre vie. Le spectateur n’est plus seulement devant une image : il partage le même espace qu’elle, peut se déplacer autour d’elle et aller à sa rencontre.
Ce qu’il cherche, au fond, se rapproche de l’état dans lequel on peut se trouver devant un feu. On sait ce que l’on regarde. On regarde quand même. Passé le premier moment où l’on se demande comment ce qui apparaît devant nous est possible, la question peut progressivement s’effacer. Il reste le mouvement, la lumière et le plaisir de regarder. C’est ce moment-là qui l’intéresse.
En 2026, Turbulence est présentée à la Cité de l’architecture et du patrimoine. Benoit y engage également une nouvelle recherche, Empreintes invisibles du patrimoine, sur ce qu’un bâtiment produit autour de lui et que nous ne voyons pas : les mouvements de l’air, les circulations thermiques, la propagation du son.
Comme quelques années plus tôt face à la pyramide de Khéops, il s’agit finalement de chercher à révéler ce que l’architecture ne donne pas directement à voir.
- 2024
- Premières Sculptures de lumière
- 2025
- Turbulence
- 2026
- Turbulence à la Cité de l’architecture et du patrimoine, Paris. Début de la recherche Empreintes invisibles